Violences policières lors des manifestations : Témoignage émouvant des voisins des victimes

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Le Front Nati la Défense de la Constitution a animé une conférence de presse ce mardi, 18 février 2020 à la maison de la presse sous le thème : <<Refus des structures sanitaires de recevoir des victimes de la répression policière>> .
D’entrée, le chargé des opérations adjoint du FNDC a rappelé d’abord la désacralisation des personnes tuées lors des précédentes manifestations avant de déclarer
<<Du fait qu’on refuse de recevoir les blessés dans les hôpitaux pour les soigner, c’est ce qui augmente le nombre de victimes. La croix rouge nous a dit qu’aucune victime ne peut être secouru sur le terrain sans l’autorisation de l’OPJ (l’officier de police judiciaire).
Mais ce qui est sûre, nous n’allons pas abdiquer>>, précise Billo Bah.
Témoignant des exactions commises par les services de sécurité, Alpha Oumar relate :
<<Je suis là pour témoigner du cas des exactions à Wanindara et à Cobaya. Depuis le lancement des manifestations du FNDC, nos quartiers sont transformés en bouclier. Je vais commencer par le cas de Mamadou Bobo, un enfant de 9 ans à qui sa maman a donné 1500 GNF pour aller acheter du pain. L’enfant a été arrêté par les services de sécurité. Sa maman qui est allé s’enquérir des réalités a été menacée et traitée de tous les noms d’oiseaux. Par la suite, l’enfant de 9 ans a été mis en prison nu durant 24 heures sans manger.
Lors des dernières manifestations, les hôpitaux de Donka et Ignass Deen ont refusé de recevoir un autre enfant blessé.
Pour le cas de la dernière victime, Idrissa, le jeune élève de 15 ans qui a été tué. L’unité qui opérait a pointé l’arme sur le nez de l’enfant avant de tirer sur lui. Et une autre unité est venu superviser l’effectivité de la mort d’Idrissa>>, a-t-il raconté.

Mamadou Mouctar Barry communément appelé Guidho Allah témoigne à son tour :
<<Lors des dernières manifestations, un jeune appelé Youssouf a reçu du gaz lacrymogène sur la tête. Je le pris et envoyé dans une clinique du quartier mais qui ne pouvait pas le soigner. On l’a transporté à l’hôpital Donka qui a envoyé deux agents pour nous interpeller au lieu de l’apporter une assistance. C’est ainsi qu’on a pris la fuite. En cherchant une clinique qui va sauver Youssouf, on a vue la BAC 13 nous poursuivre pour nous arrêter. On a réussi à nous sauver dans le quartier. Par la grâce de Dieu on a pu avoir une clinique qui a pu stabiliser le jeune. Quand il a réussi a reprendre conscience le lendemain, il m’a donné le numéro de sa famille et on a informé le FNDC pour prendre en charge Moustapha>>, a précisé Guidho Allah.

Amadou Oury Barry pour Googa224.info

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