Vente de la compagnie Air Guinée : Cellou Dalein fait des révélations

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Accusé d’être impliqué dans la vente de compagnie aérienne Air Guinée sous le régime du feu général Lansana Conté, Cellou Dalein Diallo ministre des transports d’alors a tenu à donner des explications.

« Je suis surpris qu’on me dise que la valeur de Air Guinée c’était 27 millions de dollars. D’abord, il faut rappeler les faits, la privatisation d’Air Guinée a été adoptée à la décision du conseil des ministres. On a demandé à la banque mondiale de nous envoyer un expert pour rédiger le dossier d’appel d’offre, parce qu’on voulait un partenaire, quelqu’un qui a une société, qui a une expérience de transport aérien. Je rappelle que je parle en témoin, je ne suis pas chargé de privatisation en tant que ministère technique, c’est le ministre de l’économie et des finances qui est ministre de portefeuille qui avait une cellule de privatisation de l’entreprise.

Au moment où cet expert, mis à la disposition par la banque mondiale, est arrivé, les gens ont appris, ils ont dit qu’on est en train de vendre l’avion, le président m’a convoqué, Elhadj Mamadou Sylla était assis, il m’a dit vous êtes en train de vendre l’avion. J’ai dit président c’est une décision du conseil des ministre c’est pas moi qui gère la privatisation, il a dit non il faut vendre maintenant l’avion à Elhadj Mamadou Sylla. J’ai dit que je tiens à la privatisation d’Air Guinée, mais Air Guinée est tout un symbole pour le pays, je souhaite, même le capital qui est en partie contrôlé par un étranger que le Air Guinée continue à voler dans le Pays et dans la sous-région. Finalement, le président avait décidé qu’il fallait vendre à Mamadou Sylla. Dès lors ma responsabilité était terminée », explique le président de l’UFDG.

En ce qui concerne sa signature sur le dossier, Cellou précise : « Lorsqu’ une compagnie doit voler, c’est le ministre en charge de l’aviation civile qui doit signer parce que c’est le seul ministère compétent pour donner une licence à une compagnie aérienne de voler, c’est la responsabilité du ministère en charge de transport. Donc j’ai signé la convention de soutien ».

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