UFDG: COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 20 JUILLET 2019.

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L’Assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG s’est tenue ce samedi 20 juillet 2019 au siège de la Minière sous la présidence du vice-président chargé des affaires extérieures et de la communication, Elhadj Chérif Bah qui est rentré hier au pays après un bref séjour à l’étranger.
N’étant pas au bain de l’actualité, le vice-président Chérif Bah laissera le soin à Elhadj Djouma Diallo (membre du conseil politique et 3ème vice-président à l’Assemblée nationale) de s’adresser aux militants en son nom. À l’entame de ses propos, celui-ci demandera aux militants et responsables présents d’observer une minute de silence en la mémoire de Kerfala Kanté et de Johnny Clegg (artiste blanc engagé contre l’apartheid).
Parlant de la tournée du président Cellou en France, en Angleterre et aux États-Unis, il a vanté la grande réception de New-York, « Elhadj Cellou Diallo a fait l’objet d’une réception grandiose, dans le monde contemporain et l’Afrique contemporaine la réception qu’il a eu à New-York cette fois-ci, aucun homme politique africain qu’il soit au service des États ou à l’opposition n’a eu une telle réception, toute la communauté guinéenne, toute sensibilité confondue, toute la communauté africaine, partout où il passe, il parle c’est la lumière, c’est l’accueil fraternel et enthousiaste ».
De ces rencontres, il dit, « à New-York, il a rencontré les grands médias du monde (CNN, New-York times), il a rencontré les autorités du système des Nations-Unies (Rosemary Dicarlo, sous secrétaire chargé des affaires politiques). À Washington, il a été reçu au département d’État par le sous-secrétaire chargé des affaires africaines, il a également rencontré beaucoup d’organisations influentes dans la politique mondiale (le NDI, Human right watch) ainsi que plusieurs membres du congrès ».
De l’opportunité de ces rencontres, il explique, « à Washington et à New-York, comme toujours, il a présenté la situation politique, sociale et économique de la Guinée, il a expliqué à ces personnes, organisations et institutions importantes dans le monde contemporain ce qui se passe en Guinée en soulignant le fait que le pouvoir guinéen veut illégalement et anticonstitutionnellement violer la constitution pour octroyer un troisième mandat à celui qui tient les rênes du pays ».
Par ailleurs, il a évoqué le phénomène des inondations qui touche la capitale, son diagnostic est le suivant, « tout cela c’est des problèmes de gouvernance et de mal gouvernance, c’est des problèmes de décentralisation, on ne peut résoudre ce problème qu’en déconcentrant et en décentralisant nos pouvoirs, il faut que l’État guinéen accepte de donner plus de capacité à ceux qui le représente à la base, cela est très important ».
Pour ce qui concerne les mines, il assène, « il y a de nombreux problèmes aussi dans les exploitations minières dans les zones de Boké, Boffa et ailleurs où le pouvoir a démultiplié les exploitations minières, ces mines ont désorganisé les activités des populations, les activités agricoles et d’élevage sont perturbées, il y a des nuisances liées au mines et il n y a pas de compensation conséquente, les populations protestent et elles ont raison ».
Évoquant l’installation de M. Issa Soumah à la tête de la mairie de Ratoma en remplacement du feu maire Taran, il martèle, « l’UFDG c’est toute la Guinée, tous les fils et filles de Guinée sont représentés à égalité au sein de l’UFDG, c’est nous de l’UFDG qui avons positionné Soumah comme 1 er vice-maire dans le conseil communal de Ratoma, on peut tout faire c’est à l’administration, au pouvoir de lire les textes et de résoudre le problème comme ils veulent ».
Comme pour couper court aux rumeurs, il rajoute ceci, « Soumah nous le connaissons, c’est un grand militant de l’UFDG, c’est un ami de toujours à Elhadj Cellou Dalein Diallo, depuis 2008 nous travaillons avec lui, c’est un cadre compétent, honnête, fidèle qui a mérité la confiance du parti, c’était notre choix et il est encore notre choix ».
Concernant l’arrestation de Foniké Menguè et de Sékou Koundouno par la DPJ, il rappelle qu’une déclaration commune avait été faite pour condamner cette injustice. D’un ton ferme, il déclare, « nous ne devons pas accepter que le pouvoir viole systématiquement tous nos droits, nous l’avons dit, si eux ils ont le droit de chanter dans l’illégalité pour le troisième mandat, nous les laissons faire, il faut qu’ils laissent les guinéens qui sont dans le FNDC s’exprimer, cela est non-négociable, ils ne doivent pas toucher à un cheveu d’un cadre du FNDC ».
Vantant le FNDC, il dit, « le FNDC, c’est le grand train dans lequel tous les guinéens épris de paix, de justice et de fraternité sont embarqués, de l’autre côté, ils ont peur parce qu’ils savent que l’écrasante majorité des guinéens vivants à Conakry, à l’intérieur du pays et à l’extérieur du pays est opposée au tripatouillage constitutionnel ». Pour lui le soutien des ministres et autres cadres de l’administration au président Condé n’est guère surprenante, car ils protègent leurs postes.
Il est inacceptable que nous soyons le seul pays ouest-africain à promouvoir le troisième mandat, il souhaite que le président Condé opte pour une sortie honorable.

Maka N’denda (attaché de presse du président CDD).

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