UFDG: COMPTE RENDU AG DU 15 JUIN 2019.

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L’Assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG s’est tenue ce samedi 15 juin 2019 au siège de la Minière, celle-ci était présidée par le vice-président Fode Oussou Fofana en présence de Hadja Halimatou Diallo, épouse du président Cellou.

À l’entame de ses propos, le président du groupe parlementaire des libéraux démocrates, a exhorté l’assistance à tenir une minute de silence en l’honneur du jeune militant du FNDC, Mouctar Condé, de la femme de Elhadj Mamadou Barry (secrétaire général UFDG-Matoto, décédée des suites d’une maladie) ainsi que pour les 103 militants enterrés à Bambéto.
Il a ensuite félicité le FNDC qu’il considère comme une organisation rassemblant l’ensemble des fils de la nation sans distinction d’appartenance politique et sociétale. Plus loin, il dénonce la volonté manifeste du président de changer la constitution à travers un référendum en vue de s’offrir un 3 ème mandat.
Comme pour dire que dans un pays normal, seule la loi devrait prévaloir, il dit, « nous ne sommes pas dans la jungle, nous sommes dans un pays et nous sommes gouvernés par la loi ».
Par ailleurs, il dénonce le traitement inéquitable entre pros et anti troisième mandat, « les gens qui veulent accompagner M. Alpha Condé, eux sont autorisés à manifester et faire ce qu’ils veulent avec l’administration entière. Mais quand ceux qui ne sont pas pour disent qu’ils ne sont pas d’accord, ils sont violentés, l’exemple c’est N’zérékoré ».
S’appuyant sur le cas américain, il explique la possibilité d’une révision que refuse Alpha Condé qui veut nécessairement touché les articles intangibles, « Aux États-Unis, il y a à peu près 300 ans c’est la même constitution qui a été amendée 25 fois (…), la loi dit que la révision est possible avec Alpha Condé ainsi que nous les députés, lui il dit non je ne veux pas de révision qui ne me permettrait pas de toucher les articles 27 et 154 (…). Tout ce bruit, c’est parce que M. Alpha Condé veut un 3 ème mandat, mais croyez moi il n’en aura pas dans ce pays ».
Face au climat délétère, il a lancé un appel à plusieurs personnalités influentes du pays, « toutes les conditions sont réunies pour qu’il y ait la violence, l’arrogance, la provocation et les discours des pyromanes, je voudrais lancé un appel à Elhadj Mamadou Saliou Camara (imam de Fayçal), à Vincent Coulibaly (archevêque de Conakry), aux coordinations régionales de la Guinée, à Hadja Rabiatou Sérah Diallo qui a été présidente du CNT, à tous les citoyens guinéens et à tous ceux qui sont proches de M. Alpha Condé de nous éviter des problèmes dans ce pays ».
Craignant une éventuelle escalade après les événements de N’zérékoré, il préconise, « l’exemple de N’zérékoré doit dire à M. Alpha Condé d’arrêter, parce-que quand ça commence on ne sait pas où ça finit, nous voulons la paix pour pour ce pays. Nous considérons que M. Alpha Condé s’est battu pendant 40 ans, il a fait 2 mandats, il faut qu’il accepte pour le bien du pays, pour ne pas que le sang coule dans ce pays, pour ne pas que les enfants continuent à mourir, pour ne pas qu’il y ait une confrontation entre les guinéens (…), il doit donner sa position (pour ou contre le troisième mandat) ».
Il impute la responsabilité des violences de N’zérékoré à Bantama Sow et à Damaro Camara qui avait incité à la traque de tous les militants du FNDC. Il a cité l’honorable Kamissoko qui demande au président Condé de permettre une récréation au cours de laquelle militants de l’opposition et de la mouvance s’affronteraient. Le même Kamissoko accuse le FNDC de préparer un coup d’État en complicité avec les forces armées. Il dénonce la résurgence des faux complots au-cours desquels beaucoup de guinéens ont perdu la vie.
Il n’a pas omis de dénoncer le comportement du nouveau directeur de l’aéroport qui a empêché le véhicule du chef de file de l’opposition guinéenne d’accéder au parking VIP. D’un ferme, il lance, « nous serons tous à l’aéroport international avec nos véhicules et nos passeports, si ce fonctionnaire nous empêche de rentrer on saura si nous sommes dans une république ou dans la jungle ».
Évoquant l’indépendance de la CENI et des commissaires qui la composent, il apporte cependant une précision, « quand vous êtes commissaires de la CENI, vous devez vous dissocier de tout ce qui n’est pas légal et dénoncer tout ce qui n’est pas clair, nous mettons les commissaires de la CENI dans la même assiette, si tu n’es pas d’accord tu as le droit de sortir et dénoncer ».
Il a terminé son discours en précisant que le FNDC n’a annoncé aucune marche à Conakry, il met en garde contre contre les usurpateurs qui voudraient initier des marches et créer des problèmes pour les mettre au compte des membres du FNDC. Il exhorte les militants à rester à l’écoute pour répondre à Alpha Condé le jour où il annoncera en conseil des ministres sa volonté d’organiser un référendum.

Maka N’denda

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