« Si les anciens dirigeants reviennent au pouvoir après cette transition, le coup de force n’aura servi en rien » prévient Dr Mandjouf Moro Sidibé

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Réunis le lundi 3 janvier au siège de l’UFDG, les acteurs politiques issus de plusieurs coalitions, ont mis en place une nouvelle plateforme dénommée le « CPP ».

Interrogé à ce sujet par notre rédaction, Dr Mandjouf Sidibé a vigoureusement dénoncé la mise en place de ce collectif de partis politiques de Guinée (CPP). L’ancien candidat malheureux à la dernière élection présidentielle persiste et signe que ce n’est pas nécessaire que les nouveaux partis politiques coalises avec ceux qui ont « participé à la gestion du pays»: « Je me méfie des alliances, des coalitions. Je préfère chacun émette ses idées. Je pense dans notre pays, on utilise des alliances à des fins personnels. Certains pensent qu’en regroupement beaucoup de personnalités ou des partis sous leur coupe, cela leur donne de poids pour les séances avenir. A mon avis les partis politiques doivent plutôt faire mea-culpa, organiser des congrès internes pour relever leur direction. Des changements doivent se faire à tous les niveaux. On ne peut pas faire du neuf avec les vieux. Les anciens dirigeants qui ont déjà participé à la gestion de notre pays doivent céder la place au lieu de chercher à salir ceux du déjà vu qui ne peuvent pas être crédible » a-t-il suggéré.
Par ailleurs, le président du parti Alliance des Forces du Changement (AFC) estime que le véritable combat dans ce pays se situe à deux niveaux, à savoir: « Premièrement, le changement de mentalité. Deuxièmement le renouvellement complet de la classe dirigeante. Si les anciens dirigeants reviennent au pouvoir après cette transition, le coup de force n’aura servi en rien. Ce serait un échec total. Le non recyclage ne doit pas concerner seulement les subalternes. On ne peut pas prendre les mêmes et recommencer. Si je peux me permettre dire un mot sur la charte, il est dit cette charte a attribué un certain nombre de places aux partis politiques. Ils ont trouvé cela insuffisant. Moi je pense qu’ils auraient pu s’abstenir au lieu de se tiraillé pour les attribuer. Laisser les postes aux technocrates pour rédiger un projet de constitution fiable. Je dis bien on pourrait entériner par une assemblée nationale élue. Les partis politiques devraient patienter jusqu’aux élections pour présenter leur candidats » a-t-il conclu.

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