Reprise des manifs par l’ANAD: ‘’Nous ne pensons pas que cela puisse donner des résultats positifs’’ dixit Boubacar Diallo

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Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, le président du parti pour la paix et le développement PPD se dit satisfait des mesures prises par le ministère de l’éducation nationale afin de réduire les fraudes pendant les examens nationaux. L’honorable Boubacar Diallo invite ses collègues de l’opposition de changer de stratégie pour donner une chance au dialogue.

Googa224.com : Les examens scolaires ont pris fin hier lundi en Guinée. Comment commentez-vous cette actualité qui fait couler encre et salive dans la cité

Boubacar Diallo: Je crois que c’est un plus. On a l’impression que le ministère de l’éducation nationale a pris à bras le corps le problème de l’éducation nationale. Pourquoi je le dis, aux vues des mesures qui ont été prises d’abord essayé de voir qui sont les vrais candidats, lutter contre les fraudes au niveau des diplômes, cela déjà à notre niveau c’est salutaire. En suite pour éviter les fraudes les mesures qui ont été prises. Cela est extrêmement important de notre point de vue. Et nous pensons que ce sont des actions qui sont à encourager. Néanmoins il est important, et l’Etat et nous parents d’élèves qu’on prenne conscience le niveau extrêmement bas aujourd’hui de notre système éducatif.

L’UFDG-ANAD annonce des manifestations de rues après ces examens scolaires, même si une date n’a pas été donnée. Alors est-ce que cela est une bonne stratégie selon vous ?

Nous avons essayé cette stratégie quand nous étions ensemble, ça n’a absolument pas donné les résultats escomptés. Nous avons demandé à ce qu’on aille au dialogue. A travers le dialogue on va voir si on peut faire bouger les lignes. C’est ce qui a fait la divergence des acteurs, et nous autres de l’opposition aussi. Si c’est sortir dans la rue, on a fait durant des longues années, nous n’avons eu que désolation, de la destruction des vies humaines et des destructions de biens publics et privés. Je ne pense pas que cela soit productif. Je pense plutôt que puisqu’il y a un couloir de dialogue qui est ouvert, mieux vaut saisir ce couloir et aller vers à ce niveau et dialoguer. Si on veut en tout cas crédibiliser le système politique en Guinée, valoriser la démocratie c’est au tour de la table. Nous ne pensons pas que les manifestations puissent donner des résultats positifs.

Parlant de dialogue politique, il y a des voix qui s’élèvent pour dire qu’il est biaisé ? Est-ce que c’est votre point de vue ?

Quand Fodé Bangoura a été nommé, nous avons dit d’abord qu’on avait un problème majeur. À ce niveau nous avons estimé au niveau du parti que Fodé Bangoura n’était pas la personne la mieux indiquée pour conduire le dialogue. Il aurait été mieux de choisir une personnalité neutre qui n’a pas de parti pris tel que monseigneur Robert Sarah s’il acceptait évidemment. Il joue le rôle de conduire le dialogue politique. La personne qui doit être au centre doit avoir la confiance de toutes les parties en conflit.

Vous et deux autres députés ont été chassés par le groupe parlementaire de l’alliance patriotique. Vous avez même une conférence. Dites-nous aujourd’hui est-ce que vous avez tourné la page et quel va être votre avenir désormais à l’assemblée nationale ?

Ce qui s’est passé, nous sommes sortis, c’était pour expliquer dans les médias. Il fallait passer dans les médias expliquer tous ceux dont on nous reproche qui étaient montés de toute pièce. C’était ça l’objectif. Ce n’est pas de revenir. Il faut dire d’ailleurs qu’il y a un manque de confiance si eux ne le disent pas. Mais nous on partait parce que c’était prévu. Je crois que c’est mon collègue Abdoulaye Kourouma (RRD) qui est parti trop vite en besogne en disant qu’à la rentrée, il a dit à tout le monde qu’on sera non inscrit. Donc les autres ont pris les devants pour dire on les radie. Maintenant il fallait trouver des motifs. Ils ont inventé des motifs à dormir debout en disant qu’on fait de la rébellion, la zizanie, mais par contre ce sont eux qui le font. Voilà l’objectif de notre sortie dans les médias c’était pour démonter toute pièce des allégations. Ce n’est pas pour rester. Dans tous les cas personnellement ils le savent. Et je l’ai dit: personne d’entre eux ne m’a démenti. Quand j’ai dit que je ne serai pas parti du bureau du chef de file de l’opposition. Ils le savent tous depuis lors, je ne suis pas en odeur de sainteté avec eux. Mais par contre je leur ai demandé de partir, ils m’ont dit non il faut rester. Ils me priaient tout le temps. Alors moi je suis resté en faisant mon boulot de parlementaire. Maintenant je tiens à me rappeler une chose. Ce monsieur qui dit nous avoir radié, c’est nous tous qui l’avons mis là. Deuxièmement personnellement je contribue plus au rayonnement du groupe que le groupe le fasse pour moi en personne. Je n’occupe aucun poste de responsabilité à l’assemblée nationale. Donc eux qui occupent les postes ce sont eux qui ont des primes pour cela. Ce sont eux qui ont des véhicules qui ont tout. Moi je suis un simple député inscrit qui amène mon expertise qui contribue au niveau. Le groupe parlementaire ne me donne absolument rien dans ce cadre. Personnellement, il n’est pas question que je revienne dans ce groupe. A la rentrée je serais non inscrit et je vais donner un non inscrit. Si nous sommes deux ou trois je proposerais qu’on nous dit des indépendants.

Vous êtes en vacances parlementaire en ce moment même à Labé. Dites-nous, est-ce que vous allez rencontrer les populations pour faire un compte rendu ?

Je suis justement à Labé. Je vais essayer d’aller dans certaines sous-préfectures d’essayer d’expliquer aux gens faire des rencontres, expliquer ce que nous avons fait pendant la législature. Et je suis sûr et certain qu’ils ont des questions à nous poser sur certains textes de lois. Et je me prêterai à leur questions pour non seulement leur dire et expliquer leur rôle d’un député en votant les lois, mais ce n’est pas nous qui appliquons. Qu’ils comprennent cette différence. Il ne faut pas qu’est-ce que les députés ont fait. Nous c’est voté les lois. Je vais leur expliquer qui est ce qu’on a fait et je me prêterai à leur questions pour une première partie à Labé et la prochaine fois quand je rentrerai à Conakry je vais ressortir aller vers la haute Guinée ou nous avons quelques fédérations et dans certaines sous-préfectures.

La rédaction

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