Relation médias et services de sécurité : un document mise en place 

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Un cadre de concertation entre forces de sécurité et médias pour la sécurisation des journalistes a été mis en place ce mardi 22 décembre 2020 à Conakry. Les acteurs de la société civile le barreau de Guinée, le ministère de la l’information et de la communication et celui de la sécurité, de la citoyenneté du directeur général de la police ont débattu sur l’amélioration des relations entre forces de l’ordre et journalistes. Deux entités qui s’accrochent souvent lors des  manifestations.

 

C’est un document de sept pages dans lequel le rôle des journalistes et de service de sécurité est mentionné. Pour la présidente de la coalition des femmes leaders de Guinée et membre du Conseil d’Administration de la Fondation pour les médias en Afrique de l’Ouest (Media Fondation For West Africa basé à Accra) la sécurité des journalistes reste un défi à relever en Guinée

« Si au début, à la mise en place de la fondation, il y a une vingtaine d’années, le défi était de permettre à chaque citoyen désireux de construire un organe de presse et de l’alimenter, plus tard le défi était l’accès à l’information. Et de nos jours, c’est la sécurité des journalistes qui constitue le défi de la fondation. Et pour y parvenir, il faut impliquer tous les acteurs auxquels les journalistes sont confrontés et qui ont une interaction dans la préservation de leur sécurité. Mettre en place un cadre de concertation, c’est permettre aux services de sécurité, de comprendre les lois et les textes qui régissent la profession du journaliste» à fait savoir Madame Yansané Fatou Baldé.

Les journalistes et les forces de l’ordre sont généralement en conflits en période électorale, mais les hommes des médias sont les seuls impactés. C’est un constat représentant des organisations de la société civile. « Améliorer les relations entre le médias et les forces de sécurité ce n’est pas du verbiage, c’est de la volonté qu’on exprime et on transforme cette volonté en action concrète, parce que c’est un dépassement de soi. Au lieu de rendre les limites étanches, on rend les limites presque virtuelles. Parce que, que vous soyez des hommes en uniforme ou que vous soyez des médias, notre rôle pour la paix, pour la sécurité est majeur. Il faut changer les paradigmes, la manière dont les médias et les forces de sécurité se regardent, il faut changer cette manière, parce que convenez avec moi que les uns considèrent les autres comme des adversaires, des ennemis» a souligné Dr Dansa Kourouma du CNOSC-G.

A sa prise de parole, Général Ansoumane Camara a mis l’accent sur la responsabilité du journaliste. Avant de promettre d’œuvrer pour une meilleure collaboration entre journalistes et forces de maintien d’ordre. Ansoumane Bafoé Camara prend des engagements  « je tiens fortement la relation vous (journalistes) et nous pour que ce pays ait la paix. En tout cas la police guinéenne et votre disposition. On ferra tout pour vous protéger. Au prix même de notre vie  »a-t-il déclaré.

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