Récupération de domaine de l’État: Sidya Touré promet de «saisir la justice»

0
Le président de l’Union des Forces Républicaines a été sommé de quitter sa résidence privée au plus tard le 28 février prochain. Ce délai a été fixé par le Comité National du Rassemblement et pour le Développement à travers le patrimoine bâti public. Mais avant que la date butoir n’arrive, Sidya Touré promet de saisir la justice. 
En l’en croire, Sidya Touré affirme avoir obtenu son terrain par une procédure légale, afin de bénéficier de ce domaine de l’État. Il rassure d’ailleurs qu’en 1996 pendant qu’il était premier ministre, le feu général Lansana conté lui avait proposé de l’octroyer une Villa à travers un décret. Mais Sidya Touré dit avoir refusé cette offre. Il jure même avoir payé son propre argent au trésor public afin d’obtenir le terrain ou il habite actuellement. « Moi je n’ai jamais eu affaire avec le patrimoine bâti public de quelques manières que ce soit. Je suis arrivé ici en tant que premier ministre en 1996 pour me loger, on m’a donné une des Villas de la cité ministérielle. Et j’ai dit au président il faut que » je trouve un endroit où aller » et c’est ainsi que j’ai rénové la maison ou habite actuellement la première dame (Hadja Djene kaba Condé NRDL). Même les gazons on leur a fait venir de la côte d’ivoire par avion.(…) Donc le ministre de l’habitat Alpha Ousmane Diallo a dit qu’on a des terrains du domaine privé de l’État. On a fait le tour de Conakry. Le président conté a dit selon les lois,  » je peux prendre un décret pour vous attribuer des terrains » parce qu’il m’avait proposé d’acheter la maison ou habite Hadja Djene kaba Condé. J’ai dit non! Je ne veux pas de maison achetée. Moi j’ai mon plan de construction et je veux le faire comme je l’entends. Donc ce terrain, il nous la attribué. Ce jour-là, il a dit qu’il va signer un décret d’attribution comme la loi lui permet en tant que chef de l’État. C’est un domaine privé de l’État. Donc le président a dit qu’il signe ce décret, et j’ai dit non! Je voudrais qu’on fixe un prix. Il faut que j’achète le terrain. C’est ainsi qu’en décembre 1996 j’ai payé plus de 30 mille dollars pour un terrain qui a l’époque à Conakry il faut toujours que les gens se remémores. Ça n’a rien à voir avec ce qu’on voit aujourd’hui. J’ai payé l’argent. Et j’ai dit à mon auteur d’aller déposer mon sec au trésor public et venir avec le reçu du trésor pour bien spécifié que j’ai acheté le terrain. C’est à cet effet que le terrain m’a été cédé. Donc j’ai acquis légalement un terrain dans le domaine privé de l’État, ce qui permet la loi. Et j’ai construit ma maison pendant plus de deux (2) ans. Je ne suis pas dans un bail emphytéotique. Je suis dans une maison qui m’appartient », a-t-il lancé chez nos confrères de FIM
A la question de savoir si le CNRD fait la sourde oreille face à ces différentes revendications, l’ancien premier ministre  promet de quitter, mais saisira la justice puisque personne n’est dessus de la loi. « je saisi la justice. Parce qu’une chose est sûre, personne n’est au dessus de la loi. D’ailleurs le CNRD a indiqué que la justice sera la boussole des actions qu’on va mener. La loi est impersonnelle. Maintenant, on ne va pas faire de la résistance des choses comme ça, mais je trouve aussi choquant. J’ai habité dans ma propre maison pendant 25 ans, et hier quelqu’un vient avec un bout de papier pour me dire  »vous devez dégagez dans 10jours » Même si j’étais locataire, j’avais droit au moins trois mois de préavis. C’est une maison où j’ai mes affaires, mes livres, mes notes, on me dit en 10 jours de ramasser ça et quitter, mais de quel droit. Je continue de dire je n’ai rien avoir avec le patrimoine bâti public. Je n’ai pas acheté quelques choses au patrimoine bâti public. Je ne vais pas aller faire de coups de poing. Je vais quitter, mais dans des conditions que tout le monde peut imaginer. Tous les quartiers de la minière, la seule personne qui a un documents là-bas du président de la République qui a été versé de l’argent au tesor public et qui en a les preuves c’est moi » rassure le leader de l’UFR.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

error: Action non autorisée