Pourquoi les autorités souhaitent résumer le FNDC à l’UFDG par tous moyens ? (Analyse)

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Le FNDC appelle à manifester, une dizaine de jeunes guinéens sont abbatus le 14, 15 et 16 octobre dans des circonstances cruelles. Les autorités, notamment la plus haute, conteste publiquement ces abominables crimes. Le FNDC, à travers son collectif d’avocats, accompagne les familles explorées en saisissant le procureur aux fins d’ouverture d’une procédure judiciaire appuyée par des autopsies judiciaires conformément à la loi. Aucune suite favorable. La médecine légale est alors directement saisie pour une autopsie conformément aux dispositions légales. Les familles, avec le soutien du FNDC, programme une procession funèbre de la morgue d’Ignace Deen à la grande mosquée pour un enterrement au cimetière de Cameroun, le mercredi 30 octobre et ce, pour mettre en évidence les assassinats contestés. Subitement, les autorités font éruption pour suspendre cette cérémonie funèbre en arguant la nécessité d’autopsies judiciaires, en fait jadis régulièrement effectuées. Le samedi 02 novembre les dépouilles sont délibérément étalés dans des conditions inappropriées à l’hôpital Sinoguinéen sans rapport d’autopsie qui désormais devient une exigence des familles avant de procéder à l’hunimation. Le lundi 04 novembre, le FNDC sursoit à sa marche programmée pour soutenir les familles, à accompagner les victimes à leurs dernières demeures. Désormais, la levée des corps est imposée à l’hôpital Sinoguinéen de Ratoma. La prière initialement prévue à la grande mosquée est refusée et contrainte à Ratoma (même la mosquée turque de Ratoma refusée). L’enterrement prévu au cimetière de Cameroun est également désormais interdite. La seule possibilité offerte reste la levée de corps a Kipe, la prière à la mosquée de Bambeto et l’hunimation au cimetière de Bambeto. Le cortège funèbre est agressé délibérément une première fois par une patrouille de Police au niveau de PrimaCenter et la riposte des jeunes est canalisée par la sécurité propre au cortège. Mais au niveau du rond-point Bambeto, un dispositif de Police impressionnant pour interrompre la progression du cortège et semer le chaos. L’ambulance abord duquel était installé une dépouille servant de flèche au cortège, a essuyé les gaz lacrymogènes et l’eau chaude de l’arsenal de police disposé a cet effet. La suite du cortège n’a été épargnée. Les gaz lacrymogènes à intérieur de la mosquée lors de prière et au cimetière étaient le comble. La détermination des populations à dignement hunimer ces victimes était remarquable face aux perturbations avec une rare violence, volontairement perpétrées… Pourquoi refuser l’ouverture d’une information judiciaire par le procureur ? Pourquoi refuser la prière à la grande mosquée ? Pourquoi refuser l’enterrement au cimetière de Cameroun ?

Pourquoi s’attaquer délibérément a un cortège funèbre ? Pourquoi s’attaquer à une mosquée ou un cimetière ?

 

Par Mamadou Bella Barry, ancien candidat indépendant à la mairie de Ratoma.

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