Nouvelle loi fixant le régime des Associations en Guinée : Certaines ONG et Association tirent la sonnette d’alarme.

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A une conférence de presse conjointe  animée ce mardi 28 mai à la maison de la presse sise a Kipé, le Conseil National des  Organisations Société Civile Guinéenne pour la  Démocratie et le Développement de Guinée  et l’ONG les  Mêmes Droits pour Tous ont dénoncé la nouvelle loi  013 adoptée le mois de juillet 2005, fixant le régime des associations en Guinée qui est en cours de validation à l’assemblée nationale.
C’est un projet de loi qui doit régir les associations en République de Guinée que constatent les conférencières. Pour eux, certains article de ce projet de loi comme les articles 10, 13, 24, 30, 31, 32, et 58, surtout 58 doivent être amendés et reformés et les deux articles 31 et 32.
« Ce projet de loi, lorsqu’on nous a invité à la réunion de sa validation, véritablement nous avons eu des soucis, parce que c’est une loi rétrograde, c’est une loi liberticide, si elle est votée en l’État. Alors nous avons demandé au consultant de nous donner le temps pour que justement nous puissions faire des observations à cette loi et avant qu’elle ne soit transmise au gouvernement et par la suite à l’Assemblée nationale, cette loi introduit des dispositions qui doivent être réformées » Dit le Président de MDT
Pour Me Frederick Foromo Loua, cette loi va à l’encontre de la liberté des ONG et Association surtout l’article 58 qui stipule que les associations existante déjà sur le terrain et qui sont conforment a la loi vont être déclarées dissoutes lorsque la nouvelle loi entrera en vigueur
« C’est une façon de limiter pour le gouvernement de se lever un beau matin et dire que cette association dans ses actions, dans ses activités a porté  atteinte du territoire et nous allons la suspendre. Il y a également l’article qui demande à ce que les associations soient soumises à présenter un rapport financier annuel aux autorités. Je rappelle que les associations ne sont pas financées par l’État. Ce n’est pas l’État qui donne l’argent aux associations, par conséquent, ce à quoi ils peuvent s’attendre c’est justement les rapports narratifs, voir exactement ce que font les associations » Regrette-il
Ces association se disent inquiète de cette tentative de musèlement ou d’enfreindre leur travail sur le terrain
« Au ministère de l’Administration du Territoire, on met pied si tu n’es pas dans le même bord ton dossier sera classé dans un placard(…) A un moment donné, le paraphé du SERPROMA n’était même pas retardé au cabinet de ce ministère, c’est quelque chose de très grave. On a tout fait, même SERPROMA ne se rend pas compte de la modification de cette loi n’est pas bonne pour eux en faveur d’une autre loi qui les permet de mettre l’œil sur tous les mouvements associatifs de Guinée. En réalité, l’objectif visé ici est de neutraliser les organisations de la société civile, c’est le mot » s’offusque Salmana Diallo, président du CNOSCGG – DDG
Ces ONG et Associations appellent l’État à travailler en étroite collaboration avec elles et exigent que leur observation soient intégrées dans cet avant projet de loi avant sa validation.
Moussa Moïse Keita

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