L’ultimatum de CEDEAO contre la junte : «manque de clarté risque d’alourdir l’atmosphère» dixit bah Oury

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Les chefs d’États de la Cédéao réunis à Accra au Ghana, vendredi 25 mars, en sommet extraordinaire à huis clos ont examiné la situation au Mali, au Burkina Faso et en Guinée. 

Si les sanctions ont été maintenues à l’encontre du Mali, le Burkina Faso et la Guinée restent tout de même en observation. Les dirigeants de la sous-région Ouest-africaine ont donné un ultimatum aux militaires qui sont au pouvoir dans ces deux pays. S’agissant le cas de la Guinée spécifiquement, la CEDEAO a donné un délai d’un mois, jusqu’au 25 avril prochain à la junte du CNRD, pour qu’elle présente un calendrier « acceptable» pour la transition. Pour le président de l’UDRG fraîchement nommé membre du comité national des assises (CNA), il est nécessaire que les Guinéens se parlent afin de trouver une solution à cette crise. « Raison de plus, de se parler, de discuter pour enlever tous les rideaux qui empêche que la lumière puisse éclairer la société guinéenne. Il y a des interrogations et ces interrogations sont légitimes. Il faudrait que les acteurs du premier plan notamment le CNRD, avec le CNT, les structures qui vont être mise en place, selon ce qu’ils envisagent de faire puissent plancher rapidement pour nous permettre d’avoir une meilleure visibilité» a déclaré Bah Oury.

 

Par la même occasion, l’ancien ministre de la réconciliation nationale pense que tout le monde devait exiger au CNRD de fixer la date de transition au moment de l’élaboration de la charte. Mais estime-t-il le flou qui entoure la junte risque d’alourdir les peines. « C’est vrai qu’il y a eu des lenteurs, a mon avis des erreurs d’approche, parce que la charte aurait dû prendre en compte la durée de la transition dès le début. C’est vrai qu’il y a part et d’autre certainement des propositions contradictoire qui fond que jusqu’à présent, on est pas parvenu à délimiter la période liée à la transition. Dès que le 14 septembre, nous avions écrit qu’il y a nécessité de fixer la période de la transition. Et nous avons fait des propositions en ce moment là pour une durée transitoire de 30 mois. (…) Le manque de clarté risque d’alourdir l’atmosphère initialement, alors que nous devrions nous mobiliser pour faire en sorte que la transition soit une réussite dans l’intérêt de la Guinée» a-t-il suggéré.

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