Le professeur Alpha condé: le nouveau parrain de l’ethnocentrisme politique en Guinée ! Aissatou Chérif Balde

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Comment puis-je ne pas écrire, prendre position, être du côté de la vérité et justice lorsqu’un président de la République sensé être le président de tous les guinéens dit ce qui suit:
« Ne vous laissez pas impressionnés. Certains de nos enfants de Kankan sont perdus. Ils se sont vendus à ceux qui sont nos ennemis parce qu’ils préfèrent l’argent à leur ‘’lambé’’ (dignité). Mais quand ils viendront à Kankan, vous allez leur montrer qu’il n’y a plus de place pour eux sauf s’ils retournent à leur lambé ».

Pourquoi alors s’étonner que la culture de la haine ait pris le dessus en Guinée et que les guinéens n’arrivent plus à faire preuve de compassion, lorsqu’un des leurs perd sa vie, du moment où le premier responsable de la nation guinéenne ne s’est jamais incliné face à la mémoire des victimes de l’axe, de Boké, de Zogota, de Labé et de N’Zerekoré, du moment où il refuse catégoriquement de prôner l’unité, la paix et la solidarité entre les guinéens, du moment où il refuse depuis 9 ans de faire de nos différences notre force pour que triomphe l’unité et la solidarité entre les guinéens ?

Il a préféré depuis 9 ans de porter le costume d’un « big man » à la place d’un chef d’état ayant pour objectif d’imposer à la Guinée un parti hégémonique dominant. Il agi à rebours puisqu’il puisent son pouvoir (y compris économique) dans sa capacité à contrôler et à utiliser les structures et les ressources publiques. Son parti politique à l’image de tous les autres partis politiques guinéens sont caractérisés par leur faiblesse organisationnelles et surtout très centralisés et caractérisés par des pratiques personnalistes et informelles difficiles à saisir, avec des actions souvent mal coordonnées et incohérentes.
Ainsi Mr. Alpha Condé fait alors recours à l’ethnocentrisme politique pour vouloir imposer aux guinéens un parti hégémonique autoritaire dominant.

En effet pour mieux régner en chef de clan, il se fait passer pour un chef d’une ethnie, ainsi il favorise l’enracinement des partis ethniques qui constituent une sérieuse entrave à la consolidation de la démocratie. Car partout où les partis ethniques se forment et cristallisent leur base électorale, les élections deviennent dans un tel contexte de simples exercices permettant de mesurer la dimension démographique d’une ethnie, une sorte de recensement démographique au fait. Cet état de fait nuit au déroulement d’élections compétitives et rend difficile l’acceptation mutuelle et la consolidation démocratique, comme c’est le cas en Guinée actuellement.

Et comme je suis contre cette indignation selective voulue et entretenue par le chef de l’état guinéen et son gouvernement et l’hypocrisie des faux équilibristes, j’écrirai pour que les citoyens guinéens ne soient plus conditionnés à être des consommateurs politiquement apathiques.

J’écrirai encore et toujours pour que la démocratie guinéenne reste associée à de grands espoirs d’autodétermination politique et de sauvegarde de la paix intérieure.

J’écrirai pour que la démocratie guinéenne, si démocratie y’en a, ne soit pas remplacée par une illusion de la démocratie, avec de nouvelles formes d’organisation de pouvoir et des méthodes psychologiques de manipulation de la conscience du peuple en faisant semblant de défendre l’intérêt d’un groupe ethnique, protégeant ainsi les puissants contre les risques de l’autonomisation démocratique tout en renforçant leur position.

Donc peu importe ce que vous pensez j’écrirai,
j’écrirai; peu importe ce que vous dites ,j’écrirai.

Peu importe ce que vous jugez,
j’écrirai, peu importe les circonstances qui conditionnent ma vie dis-je, j’écrirai.

Car mon pays la Guinée va mal, le peuple de Guinée souffre et j’écrirai pour que puisse émerger des partis électoraux favorisant la transformation radicale dans l’organisation et les stratégies de partis, et surtout avec l’émergence de partis politiques institutionnalisés.

J’écrirai encore et encore, jusqu’à vider la dernière cartouche d’encre de mon cerveau.

Aissatou Chérif Balde

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