Le collectif des avocats de l’UFDG et de l’avocat dénonce sur l’arrestation de ses leaders parle du « complot »

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face à la presse ce jeudi 19 novembre 2020, le collectif des avocats de la défense l’UFDG et l’ANAD a dénoncé la minière dont les leaders du principal parti de l’opposition ont été placé en garde à vue à la maison centrale de Conakry. Il promet d’œuvrer pour le rétablissement de l’État de droit et au respect des droits fondamentaux des citoyens.

Suite à la sortie du procureur de la République près du tribunal de Dixinn le 10 novembre dernier, se fondant sur l’article 8 du code de procédure pénale Sidy Souleymane N’Diaye a affirmé que  « l’officier enquêteur poursuivit dans le strict respect des règles de procédure, l’exécution de la commission rogatoire en recherchant activement Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé, Abdoulaye Bah et Étienne Soropogui qui ont proféré des menaces de nature à troubler l’ordre public» alors qu’ils n’avaient reçu aucune convocation. Au regard des dispositions du code de procédure pénale, le Collectif des Avocats de la défense relève plusieurs irrégularités portant atteinte aux droits fondamentaux des personnes poursuivies. « Cette déclaration du chef du parquet de Dixinn, n’avait d’autre but que de les diaboliser et de justifier éventuellement leur arrestation violente. Par ailleurs, les convocations qui leur ont été adressées n’indiquaient pas les motifs pour lesquels ils sont actuellement poursuivis, ce en violation des dispositions de l’article 82 du Code de procédure pénale. De la même manière, les enquêteurs ont foulé aux pieds les dispositions de l’article 1257 du Code de procédure pénale relatives au droit à l’information de la personne mise en cause. Les règles relatives à la garde à vue n’ont pas été observées » fustige Me Modibo Camara porte-parole du jour.

Selon le collectif, cette procédure d’interpellation qui ne repose sur aucun élément tangible vise tout simplement à dit-il détourner l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les graves crimes commis sur des citoyens après le scrutin du 18 octobre 2020 à affaiblir voir anéantir l’opposition politique en intimidant ses leaders en entravant leurs activités sur le terrain. « Plus grave, la police judiciaire, avant de présenter les mise en cause au magistrat instructeur les photographiés individuellement en les obligeant à tenir une ardoise sur laquelle on pouvait lire le nom de l’intéresser et la mention «  »complot » ». En plus de la violation manifeste de leur droit à la présomption d’innocence cet acte qui rappelle un passé sombre était destiné à humilier et à saper le moral des intéressés. Il traduit aussi la haine et le zèle de certains enquêteurs à leur endroit » dira-t-il.

Pour finir le finir, le collectif des avocats de la Défense entend à œuvrer la manifestation de la vérité en usant de tous les moyens légaux. Mais craint l’instrumentalisation à outrance de la Justice à des fins politique. « Certains faits troublants semblent malheureusement donner raison au collectif des avocats. ce qui laisse apparaître une volonté évidente de procéder à des arrestations sans aucune infraction. En d’autres termes ses agissements ne sont ni plus ni moins qu’une démarche qui consiste à interpeller d’abord et inventer des fractions par la suite. Le collectif déplore et dénonce cette situation. Le collectif entend également œuvrer pour le rétablissement de l’État de droit et au respect des droits fondamentaux des citoyens» a-t-il conclu.

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