La Guinée perd plus de 600 milliards de francs guinéens par an sous l’effet de la corruption

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C’est incroyable, mais vrai. Les fléaux qui plongent la Guinée dans l’extrême pauvreté n’en finissent pas.  Cette semaine le pays à l’instar des autres nations a célébré la journée internationale de lutte contre la corruption, à cette occasion, le ministre en charge des investissements et des partenariats publics et privés, Gabriel Curtis  a profité  pour dépeindre le tableau sombre du phénomène de la corruption, qui gangrène le pays.

En rapport avec le thème, la corruption et l’environnement des affaires, le haut commis de l’État a d’abord présenté les réformes  engrangées par le gouvernement guinéen. Selon lui, malgré ce travail fabuleux, qui a permis au pays de se hisser à certains points dans les classements de l’indice de gouvernance produit chaque année par des organismes internationaux, les effets de la corruption continuent de plonger le pays dans un marasme économique.

A l’en croire, la République de Guinée  a été classée au 25ème rang en 2015  et 28ème en 2018 par Transparency International. Et l’indice de Moh Ibrahim de la bonne gouvernance a noté  le pays de 36 points, alors qu’il était 45ème sur 53 Etats africains, ce qui était contraire avant la venue d’Alpha Condé au pouvoir. L’amélioration a hissé la Guinée de la 45e à la 37e, a-t-il  avoué.

« Quant au rapport  du Doing Business de la Banque Mondiale, la Guinée est passé de la 179e place en 2011 à la 156place pour 2020 suivant une courbe encourageante. Mais ces progrès sont à relativiser et des efforts doivent être consentis par des autorités dans la lutte contre la corruption. Aujourd’hui,  le volume relatif aux pots de vin en Guinée s’élève en moyenne 600 milliards de francs guinéens chaque année  », a renchéri le ministre.

Pour le directeur du bureau de réception des plaintes à l’Agence nationale de lutte contre la corruption (l’ANLC), Sayon Camara,  l’éradication contre ce phénomène qui freine le développement du pays doit être porté par tous les guinéens. « Nous avons produit une loi 041, portant prévention, détection et répression de la corruption, qui a été adopté. Et le décret a été également signé par le président Alpha Condé. Et qui concerne l’organisation, le fonctionnement et les différentes attributions de l’ANLC »,  bougonne ce cadre.

Mais le hic est que l’institution en charge de la lutte contre ce fléau est rattachée à la présidence. Ce qui remet en cause la crédibilité et l’indépendance de l’organe, qui est dépourvue de moyens financiers et même techniques. L’une des principales maladies de la Guinée, c’est l’inapplication de ces beaux textes juridiques.

La corruption est entretenue dans tous les services publics comme privés. D’ailleurs elle a l’ère  d’être institutionnalisée dans la sphère sociétale du pays.

 

Source : Afrique vision info

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