La femme qui a été violée puis opérée par les médecins à succomber à la 7e opération

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La jeune demoiselle Mmah Sylla, qui avait été violée par des médecins dans un cabinet médical à Antag dans la haute banlieue de Conakry, a succombé ce samedi 20 novembre 2021 à Tunis après avoir subi une 7ème opération. Depuis l’éclatement de cette agression sexuelle le 18 octobre dernier, les réactions d’indignation fusent de partout.
Après avoir subi plus de quatre opérations en Guinée, la jeune demoiselle Mmah Sylla a été évacué à Tunis dans la capitale Tunisienne suite à une mobilisation de fonds pour la soutenir. Mais à la 7e opération, elle succombe. L’ONG « Mon Enfant Ma Vie » qui suivait ce dossier de près se dit indigner par la mort douleureuse de cette dame de 25 ans. « Nous avons le regret d’annoncer que notre combattante M’mah Sylla la jeune fille qui a été victime de viol par des médecins et ensuite opérée par ces derniers pour la faire avorter est décédée ce soir à Tunis après une 7ème opération qu’elle a subie cette semaine » a-t-il écrit sur sa page Facebook.
Elle a par ailleurs réclamée  » justice soit faite » dans cette affaire qui a suscité colère et indignation sur la toile. Il faut rappeler qu’une procédure judiciaire avait été ouverte pour traquer les auteurs et les traduire en justice. Parmi les quatre médecins  » violeurs », trois ont été interpellés et l’autre est en caval
On note également que l’Ordre National des Médecins de Guinée avait condamné l’acte avant de promettre d’être aux côtés de la victime. Par la voix de son Président, Pr Hassan Bah avait déclaré qu’après vérification, « nous avons constaté que les mis en causes ne sont pas répertoriés au niveau de notre institution. A notre avis la réponse est claire : il s’agit de délinquants sexuels ayant commis un viol collectif dans l’exercice illégal de la profession médicale. Le viol est un crime imprescriptible. Lorsqu’il est commis par un agent de santé, qui profite de sa position ascendante et de la vulnérabilité de la victime, cela constitue une circonstance aggravante. Nous ne devons pas nous tromper de cible, il ne s’agit nullement d’un procès de médecins mais celui de délinquants sexuels » avait-il dit.

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