ISAV de Faranah: « Nous ne voulons pas être des ingénieurs par le titre » dixit Kaningbè Kaba

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En marge de la 5e édition du camp national du climat qui se tient dans la région administrative de Faranah du 04 au 08 novembre 2019, un de nos reporters a rencontré la coordinatrice de la cellule des associations estudiantines de Faranah (CeCAE).
Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, Kaningbè Kaba a tout d’abord décrit le bon climat et la coexistence pacifique qui existent entre les étudiants de son institut.
<<A l’ISAV de Faranah, nous étudions dans les meilleures conditions.
Notre devise, c’est l’union, la justice et la fraternité. Nous faisons tout ensemble. Nous faisons de telle sorte que les liens d’amitiés se renforcent, nous montrons aux uns et aux autres que nous sommes que des frères et sœurs à l’ISAV. Chez nous, il n’y a pas de distinction d’ethnies, de religions ou de sexe. Ici, nous sommes tous des guinéens et nous sommes de la même famille>>, dit-elle.
Plus loin, la coordinatrice de la CeCAE indique qu’un certain nombre de conditions sont réunies pour faciliter l’apprentissage avant d’ajouter que les autorités de l’Institut sont prompt à gérer les conflits.

<<À l’ISAV de Faranah, nous étudions dans des meilleures conditions. Les heures de cours sont favorables. En plus de ça les étudiants sont bien répartis dans les salles. Il n’y a pas un problème de places. Personne ne vient s’arrêter pour suivre les cours comme ce que nous voyons à l’Université de Sonfonia. Nous suivons bien les cours sans aucun problème. Les problèmes entre nous les étudiants et entre les étudiants et l’encadrement sont rares ici. Dès qu’il y a un petit problème, les gens vont directement vers les responsables de classes pour résoudre le problème. Si celui-là ne parvient pas, il va vers les responsables de l’Institut qui sont très capables dans la résolution des conflits>>, précise-t-elle.

Malgré le cadre approprié des études et les efforts fournis par l’État guinéen, Kaningbè Kaba souligne quelques difficultés auxquelles sont confrontées les étudiants de l’ISAV.
Laboratoire de l’ISAV

<<Ici, nous suivons des cours théoriques en classe, mais nous n’avons pas des lieux où pratiquer ses cours. On a des difficultés à avoir des endroits propices pour faire les stages. Ici les laboratoires ne sont pas équipés et ça c’est un sérieux problème pour les étudiants. Seulement, cette année l’État à commencer à équiper notre laboratoire, mais jusqu’à présent nous ne sommes pas satisfaits>>, déplore-t-elle.

La République de Guinée a besoin de plus d’ingénieurs qualifiés. Pour gagner  ce pari, Kaningbè Kaba  estime que l’État doit miser sur cet institut pour relever ce manque d’ingénieurs capables de contribuer au développement socioéconomique du pays.
<<Pour que la Guinée puisse avoir des ingénieurs bien formés dans les différents départements (génie rurale, agriculture, élevage, vulgarusation agricole, agroforesterie, économie rurale et eaux et forêts environnement), il faut qu’il fait fasse à nos laboratoires, qu’il envoie des équipements qui pourront nous aider à pratiquer les cours pour que quand nous sortirons sur le terrain, qu’on sache que nous sommes des vrais ingénieurs. Qu’on ne soit des ingénieurs uniquement par le titre, nous ne voulons pas cela. C’est pourquoi, je demande solennellement à l’État de venir équiper ces laboratoires pour que nous soyons des ingénieurs par le titre mais aussi par le travail>>, lance-t-elle ardemment.
Pour terminer, Kaningbè a remercié les autorités de l’ISAV qui dit-elle prennent les étudiants comme leurs propres fils. Elle a en plus félicité et encouragé tous les professeurs de son institut à plus d’engagement avant d’inviter ses camarades à redoubler d’efforts.
Amadou Oury Barry depuis Faranah pour googa224.info

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