Inondation à Coronthie : Les jeunes barricadent la rue en guise de protestation.

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Les fortes pluies qui se sont abattues sur la capitale Conakry dans  la nuit de ce mardi à mercredi 17 juillet ont causé d’énormes dégâts matériels dans le quartier Coronthie 2 dans la commune de kaloum. Plusieurs habitants de cette partie de capitale  se sont réveillés les pieds dans l’eau et disent avoir perdu des biens dans leurs maisons. Irrités par cette situation, tôt le matin les jeunes de cette zone touchée ont barricadé tout accès menant au centre ville vers la corniche. 
Aux dires de cette population en colère cela fait déjà 6 ans qu’elle est confrontée à la même situation à chaque tombée des pluies. Ces jeunes en colère  accusent l’État d’avoir vendu les bras de mer où des constructions anarchiques empêcheraient l’évacuation aisée des eaux de  ruissellements  provenant des quartiers périphériques.
« Chaque année c’est comme ça, nous sommes fatigué maintenant de cette situation. Mais aujourd’hui quelque soit le prix nous sommes prêt à subir les conséquences car nous voulons que le gouverneur lui-même vienne visiter nos maisons pour qu’il puisse voir les dégâts qu’a causé  l’eau, peut être avec ça, il prendra des dispositions » A lâcher Souleymane Soumah, jeune manifestant. Interroger sur les faits par Googa224.info, le premier responsable du quartier a accusé le non curage des caniveaux.
« La base de cette situation, c’est parce que nos caniveaux ne sont pas curés, c’est le bouchage total. La solution que nous nous pouvons trouver est d’informer les autorités supérieure pour qu’ensemble nous poussions trouvons une solution durable à la satisfaction de la population. Nous sommes entrains de sensibiliser les jeunes afin qu’ils puissent libérer la route et permettre aux travailleurs de regagner leurs bureaux » A dit Sabou Sylla chef de quartier de Coronthie 2.
Au moment ou la tension était vive , le premier vice-maire de Kaloum El hadj Bozy Bangoura s’était rendu sur les lieux afin d’apaiser la situation, mais il n’a rien faire. Les jeunes en colères sont restés sur leurs positions cela  sous l’œil impuissant de la police qui était sur place dans quatre (4) pick up afin d’empêcher tout débordement de la manifestation. Jusqu’à 10h au moment ou nous quittions les lieux cette partie de la route menant au centre ville était bloquée.
Moussa Moïse Keita.

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