« Il n’y aura pas de transition à deux vitesses» promet Dr Koureissy Condé

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Plus de trois mois au pouvoir, le CNRD à la tête le colonel Mamadi Doumbouya n’a toujours pas fixé la date des prochaines joutes électorales. Une situation qui commence à s’inquiéter jusqu’à quand les guinéens vont s’impatienter pour connaître cette date. Mais l’ex député de la neuvième législature rassure que les militaires n’ont aucun intérêt à confisquer le pouvoir.
A en croire Dr Sékou Koureissy Condé, la junte doit inclure les politiciens dans ses prises de décisions afin d’obtenir une transition réussie et apaisée. C’est pourquoi, le Président de l’ARENA invite la classe politique guinéenne d’afficher une volonté réelle d’accompagner le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) pour une transition réussie et apaisée. « La classe politique doit de montrer une capacité de rassemblement. Les partis politiques doivent se rencontrer pour parler un même langage dans le sens de l’apaisement et rassurer les nouvelles autorités quant à leur volonté de soutenir la transition» a-t-il indiqué.
 Par ailleurs, l’ancien ministre de la sécurité met en garde les militaires qui sont au pouvoir. « Les autorités de transition doivent aussi savoir qu’il n’y aura pas de transition à deux vitesses. Il faut tout faire pour que ceux qui dirigent la transition qu’ils soient du gouvernement ou de l’administration, société civile ou opposition, acceptent de collaborer avec ceux qui sont censés diriger le pays après la transition. Ils doivent comprendre qu’une transition n’est jamais éternelle et qu’il n’y aura pas de confiscation du pouvoir. Nous sommes au 21ème siècle, les nouveaux dirigeants doivent savoir qu’ils sont guinéens au même titre que ceux qui viendront après eux au pouvoir. La collaboration doit commencer dès maintenant. Ils ne doivent pas exclure ou de diviser des guinéens» suggère-t-il à l’endroit du CNRD.
Il faut rappeler que la CEDEAO continue de mettre la pression à la junte afin d’organiser les élections pendant les six mois avenir. Mais le colonel Doumbouya semble ne pas être au même diapason que les chefs d’États de la sous-région. Il souhaite aller lentement, mais sûrement…

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