Hausse du carburant: ‘’On est en train d’être marginalisé sur le plan international’’ dixit Bouya Konaté

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Dans une interview accordée à notre rédaction samedi dernier, le président de l’UDIR est revenu sur le cadre du dialogue politique et les sanctions infligées contre certains commis de l’Etat. Bouya Konaté dit avoir regretté cette décision du gouvernement d’augmenter le prix du carburant à la pompe. Lisez..  

Googa224.com: Certaines personnalités guinéennes sont toujours dans le viseur des eurodéputés qui exigent des sanctions. Est-ce que cette annonce ne freine pas l’élan de coopération entre les membres de l’Union européenne et la Guinée ?

Bouya Konaté: Les conséquences de vouloir tripatouiller la constitution pousse aujourd’hui certains commis de l’État de geler au sommet de l’État qui croient que le monde se régime a eu, hors le monde est globalisé. Il y a un respect de droit de l’homme, il y a un respect de droit et constitution en sortant au-delà de ça, vous serez dans le viseur de la puissance internationale. Parce que le monde n’est pas abandonné à son propre sort.

Googa224.com: Parlant toujours de l’Union Européenne, l’institution insiste sur le dialogue inclusif qui tarde à démarrer normalement. Êtes-vous pour le dialogue ?

Bouya Konaté: Notre vocation c’est l’amélioration des conditions de vie et de travail des guinéens. Comment voulez-vous qu’on améliore nos conditions de vie des travailleurs d’existence sans qu’on ne se parle. J’ai traduit des fois la gouvernance au sens lumière de certains militants de mon parti en leur expliquant que la Guinée c’est un bien commun. Notre papa est décédé. Et il nous a laissé un héritage qui s’appelle la Guinée. On décide par la loi de remettre au grand frère pour qu’il gère. Chaque cinq ans on demande des comptes. S’il a bien géré notre argent, on le reconduit s’il n’a pas bien géré, on demande à remettre à un autre petit frère, ou à un autre grand frère qui pourra gérer la chose publique qui nous appartient tous. Comprenons la gouvernance dans ce sens-là. On est obligé de dialoguer. On ne doit pas attendre de l’Union Européenne pour nous dicter qu’on doit dialoguer. On doit parler entre nous.

Googa224.com: Monsieur Konaté qui peut conduire ce dialogue et quels sont les préalables selon vous?

Bouya Konaté: Exactement, j’ai dit que quand ils ont dit que le président a mis en place un cadre de dialogue. J’ai dit, c’est une main tendue vide, parce que vous ne pouvez pas parler de dialogue sans déjà faire de consultation. Quelles sont les frustrations ? Qu’est ce qui ne va pas sur la scène politique ? Aujourd’hui le gouvernement à travers le ministre de la citoyenneté, le ministre des gardes des sceaux, le ministre de la décentralisation, ils devraient mettre une équipe en place peut-être chapeauté par la primature et voir ces leaders politiques, ceux de la société civile, les ONG aujourd’hui qui travaillent avec les collectivités décentralisées savoir quels sont les problèmes. Il ne faut pas que ce soit un débat politico politicienne. Mais ça doit être une réconciliation, une discussion entre guinéens dans toutes les emprises pour qu’on puisse brusquement avancer.

Googa224.com: Contre toute attente, dès après les examens scolaires, le gouvernement a augmenté le prix du carburant à la pompe. En tant que président de l’UDIR à la place du gouvernement, comment allez-vous gérer cette crise sociale?

Bouya Konaté: Nous savons que nous ne sommes pas producteurs d’hydrocarbures, mais un chef de l’État, un chef du gouvernement doit adoucir la vie de la population. Augmenter le carburant à la pompe n’est pas la question, mais plutôt la manière. Quels sont les assouplissements que le gouvernement mettra en place après l’augmentation du prix du carburant pour ne pas que le transport augmente, pour ne pas que les denrées augmentent qui sont déjà à un niveau très élevé sur nos marchés. On est en train d’être marginalisés complément sur le plan international. C’est toute cette réflexion que le gouvernement doit avoir.

Googa224.com: La dernière question, comment se porte aujourd’hui votre parti? Êtes-vous de l’opposition ou de la mouvance ?

Bouya Konaté: UDIR se porte très bien. L’UDIR est de l’opposition. UDIR est membre du cabinet du chef de file de l’opposition. Et UDIR tant que la gouvernance aujourd’hui elle est calamiteuse comme on le voit aujourd’hui continuera à être dans l’opposition. Mais nous sommes une opposition constructive. Nous dénonçons, nous faisons des propositions.

Rédaction

 

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