Guinée : Après les assassinats impunis, Alpha Condé règle des comptes.

0

Se croyant assuré de la réussite de son coup d’état constitutionnel par des assassinats qui resteront impunis comme à l’accoutumée, Alpha Condé passe à la vitesse supérieure. Alpha Condé est bien conscient de l’illégitimité de son régime et du ras-le-bol généralisé des populations contre ses échecs, les misères et la corruption. Pour les années à venir, il est condamné à régner par la répression larvée. Ses appels à la paix et à la cohésion sociale ne sont que des manœuvres pour gagner du temps et doivent être pris comme tels. Pendant que les opposants recouraient au conseil constitutionnel pour invalider les résultats des élections présidentielles, Alpha fit semblant d’être ouvert au dialogue. Une fois que la cour rejeta le recours de l’opposition, Alpha Condé remit en marche sa machine répressive, par des règlements compte contre des ténors ciblés du FNDC et de l’ANAD.
Il avait auparavant confisqué le passeport de Sidya Touré qui n’était même pas partie prenante des élections présidentielles. Ce fut ensuite celui de Abe Sylla. Les mesures d’intimidation sont présentement accompagnées d’inculpations fantaisistes, d’arrestations, de violations de domiciles ainsi que de destructions et dépossessions de biens.
On a ainsi enregistré l’inculpation et l’arrestation de plusieurs leaders politiques et sociaux : Cherif Bah, Ousmane Gaoual et Cellou Baldé (respectivement vice-président, directeur de campagne et ancien député de l’UFDG), Abdoulaye Bah (membres de l’UFDG), Etienne Soropogui (président de Nos Valeurs Communes) et Sékou Koundouno du FNDC (recherché). À cela s’ajoute la répression économique contre des entrepreneurs guinéens, tel que Elhadj Ousmane Fatako Baldé. Elhadj Ousmane, président de la Coordination Hali-Pular de Guinée s’était élevé contre le coup d’état constitutionnel avec plusieurs autres associations régionales. Alpha eut recours à sa tactique rôdée de ciblage ethnique pour diviser la coalition des organisations régionales. Il ordonna l’accélération de l’annulation des baux que Elhadj Ousmane avait contractés à Kindia et à Conakry. Avec une ignominie revancharde, l’annulation des baux fut suivie par le déguerpissement de milliers de petits commerçants installés dans ces locaux, sans égard de l’impact négatif sur le tissu économique local. Alpha Condé ne montre aucun signe de ralentissement dans sa politique de dépouillement économique des entrepreneurs, principalement peuls. En Haute-Guinée, après les saccages de biens commerciaux et immobiliers, il fait organiser à Kankan, des razzias contre le cheptel des éleveurs peulhs.
Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon condamne encore une fois ces crimes. Notre organisation lance un appel aux victimes de ces récents crimes pour qu’elles s’organisent en collectifs pour des recours judiciaires dans les tribunaux régionaux.
Pour consolider son régime corrompu, Alpha Condé a deux stratégies majeures. La première consiste à dépouiller les guinéens de leurs droits de citoyen et à les plonger dans le dénuement économique pour contenir les velléités des luttes. La deuxième stratégie consiste à recruter une milice tribale et l’infiltrer dans les forces de sécurité pour exécuter des assassinats ciblés et recourir aux divisions des forces politiques sur des lignes ethniques et des ambitions personnelles.

Face à cette double stratégie qui leur a réussi notamment pendant le coup d’état constitutionnel, les forces démocratiques de la nation doivent réorganiser la résistance citoyenne.
Les recours judiciaires sont des premiers pas dans ce sens. Ces recours doivent être accompagnés par des actions repensées avec plus de vigueur et de rigueur et qui privilégient le principe de la justice pour tous et de l’éradication de l’impunité par la neutralisation des criminels qui peuplent les forces de sécurité.
Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon réitère encore une fois son appel pour une telle résistance pour laquelle des centaines de guinéens ont donné leurs vies et dont dépend la survie de la Guinée en tant que nation viable.

LA COMMISSION CENTRALE DE COORDINATION DE POTTAL-FII-BHANTAL FOUTA-DJALLON.

AMPLIATIONS:
1. Représentants des membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies
2. Conseil de sécurité et de paix
3. Union africaine
4. CEDEAO
5. Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme
6. Commissariat des Nations unies sur la violence à l’égard des femmes
7. Représentant de l’Union européenne en Guinée, Ambassades de France, des Etats-Unis, d’Angleterre, de Chine et de Russie en Guinée
8. Représentant de l’Union européenne à l’ONU
9. Système de justice mondiale du Département d’État américain
10. Ambassades de Guinée auprès des Nations unies et des États-Unis
11. Human Rights Watch/ FIDH / OGDH
12. Associations Guinéennes des Victimes : AVIPA, AFADIS, AGORA
13. Amnesty International

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

error: Action non autorisée