GUINÉE: À QUOI SERT UNE INDÉPENDANCE LORSQU’ELLE EST MAL GÉRÉE, LORSQUE LE PEUPLE A FAIM ?

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La République de Guinée souffle aujourd’hui 2 octobre ses 62 ans d’indépendance. Une indépendance qui marqua la fin du colonialisme, et de l’impérialisme. Le début d’une ère nouvelle, celle de la liberté et la dignité restaurée de tout un peuple.

Sauf que cette indépendance tant souhaitée reste depuis 62 basée sur du mensonge, de la forfaiture, de la mauvaise gouvernance d’une élite oligarchique, kleptocrate indigne d’une république.
À l’égard de cette situation, il y’a lieu de se poser quelques questions fondamentales, notamment :
À quoi sert une indépendance, lorsqu’elle est mal gérée, lorsque le peuple a faim, lorsque la dignité du peuple est bafouée par les enfants de ce pays, lorsque le pays est géré par une horde de loups affamés, apatrides qui tuent, oppressent son peuple ?

À quoi sert l’indépendance politique, lorsque pendant 62 ans, son élite continue de faire appel au concours d’autres nations pour résoudre des problèmes, qu’elle crée, qui lui sont donc propres ?

Et pourtant, la première des libertés à conquérir, c’est celle de l’autosuffisance alimentaire. Ce qui est loin d’être le cas de la Guinée, car les faits actuels illustrent de la situation comateuse dans laquelle se trouve ce pays très riche avec un peuple pourtant très pauvre.

En effet, cette situation est rendue possible grâce à la gestion catastrophique du pays par les différents régimes qui y se sont succédés et cela sans exception. Les tenants du pouvoir guinéen font depuis toujours de la politique spectacle, où bassesse politique rime avec opportunisme politique, même si les deux termes ne devraient pas forcément aller ensemble.
Et dans ce pays si « Autrefois on aimait l’or qui donnait le pouvoir avec lequel on faisait de grandes choses », aujourd’hui , on aime le pouvoir qui donne l’or avec lequel on fait de petites choses » Selon le temps la manière n’est ce pas. Cela prouve combien de fois cette élite méconnaît l’utilité de son indépendance.

Quant au peuple de Guinée, il semble être depuis l’indépendance endormi, puisque n’ayant vécu que sous l’oppression, avec une gouvernance corrompue et inhumaine. Et malgré qu’il ait refusé le calme honteux d’un joug doré, préférant la garde soucieuse d’une fière indépendance, le peuple de Guinée ne jouit toujours pas pleinement de son indépendance.

Nonobstant cette situation, le choix noble du peuple de Guinée en 1958, cette indépendance, si chère à tous les Hommes, à l’âme noble et fière; le peuple de Guinée n’a point mérité d’être torturé, tué, humilié, appauvri, affamé avec un cœur amolli par ses propres fils. Il n’a en aucun cas mérité un tel sort, un tel traitement par une élite dont le comportement est pire que le colon.

À l’évidence, l’indépendance de la nation guinéenne est plus que jamais pervertie par son élite complotiste, médiocre et éthniciste. Et les tenants du pouvoir actuel ne sont rien d’autres que des esclavages volontaires qui ne font allégeance qu’aux pouvoirs obscurs, impérialistes et leurs multinationales pour mieux piller et vendre nos richesses. L’aéroport et le port, les terres, les ressources minières n’appartiennent plus au peuple de Guinée. Et bientôt ils commenceront par soumettre les guinéens à une vente aux enchères à vil prix aussi.

En somme, un peuple qui ne mange pas à sa faim, qui vit au jour le jour, qui ne peut pas se projeter sur l’avenir, qui n’a pas droit au développement, qui n’a pas droit à la vie, qui n’a pas droit à la justice, à la liberté, n’est pas indépendant. Il est juste drapé que dans une chimérique indépendance.

Un peuple qui soutient un gouvernement, une élite qui continue de faire appel au concours d’autres nations pour résoudre ses problèmes, qu’il crée, qui lui sont donc propres n’est pas prêt à assumer son indépendance.

Donc l’indépendance de la nation guinéenne est de nos jours que chimérique, puisque le pays est rongé par une élite ethniciste, c’est à dire que des bandits de grands chemins qui se sont partagés le pays, ils se sont partagés les richesses, le territoire, et même les hommes.
Bref ils se sont partagés tout et tout le monde les laisse faire. Et c’est pourquoi d’ailleurs ils préparent d’autres jeunes à l’image des actuels DAF, les DG, les jeunes ministres encore fretins à devenir aussi de grands bandits, afin de pouvoir prendre la relève .
À qui la faute, lorsqu’on continue d’aimer des personnes qui nous rejettent !

Malgré ce sentiment d’impuissance qui m’anime face à ces bandits de grands chemins, je refuse de me réfugier dans l’abstention, dans un renoncement plein d’aigreur, ou encore dans le rejet de toute règle commune, dans une révolte sans objet précis, pour le bien être de la population guinéenne.

Bonne fête !!!

Aissatou Chérif Balde

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