Enrôlement des électeurs en Angleterre : le fédéral du L’UFDG se dit déçu

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Je voudrais, avant de rentrer dans le vif du sujet, exprimer les sentiments de désenchantement et de désillusion qui m’animent ; car, l’objectif visé, à mon avis, n’a pas du tout été atteint.
En effet, le nombre de ressortissants guinéens au Royaume Uni (Angleterre, Ecosse, Pays de Galle, et Irlande du Nord) est estimé à un peu plus de 5 000. Avec l’engouement qui les anime, compte tenu du fait que c’est la première fois que nous participons au vote, on avait estimé qu’on enrôlerait au moins la moitié de ce nombre pour nous permettre de nous acquitter de ce devoir civique.
A date, si les chiffres qui me sont communiqués par la CEAMI sont exacts, nous sommes en deçà des 1 000 personnes enrôlées, ce qui constitue pour moi une réelle déception.
Pendant le déroulement des opérations de recensement, une difficulté majeure a surgi. Il s’agit principalement du manque de documents administratifs (passeports, cartes consulaires). Ils sont très rares, les guinéens qui possèdent ces deux documents en dehors desquels nul ne peut se faire enrôler.
Je rappelle, par ailleurs, qu’au début des opérations, tous les documents (y compris les cartes nationales d’identité) étaient acceptés sans exception. Pendant ces quarte jours, l’affluence était de mise dans les deux CAERLES (London, Birmingham).
C’est seulement après ces quatre premiers jours, qu’un communiqué laconique a été publié par l’Ambassade pour dire que seuls le passeport biométrique valide et la carte consulaire valide seront dorénavant acceptés. Ce qui a contribué à réduire considérablement l’affluence habituelle.
Pire, l’Ambassade a cessé d’émettre les cartes consulaires pour les personnes qui ont des documents, certes expirés, mais qui prouvent qu’ils sont des citoyens guinéens, et qu’ils ont le droit à cette carte consulaire.
Ces changements majeurs intervenus en cours de chemin ont soulevé des inquiétudes chez bon nombre de guinéens ici au Royaume Uni, et ont provoqué des sentiments de frustration et de colère.
Pour résoudre ce problème, et permettre aux personnes qui détiennent des documents légaux mais expirés d’obtenir des cartes consulaires qui leurs permettent de s’enrôler, il a fallu que la CEAMI, écrive à l’Ambassadeur à l’effet de demander une audience. Après d’âpres discussions, il a été convenu d’accorder des cartes consulaires aux personnes qui détiennent des passeports non biométriques expirés, et se renouveler les cartes consulaires, expirés d’au moins 3 ans.
Comme vous le constatez, ces différentes barrières, artificiellement érigées, ont empêché un bon nombre de nos compatriotes de se faire enrôler. Mais, ce qui est encore plus grave, c’est que ces difficultés ne se sont pas limitées ici. Ce sont les mêmes qu’ils ont rencontré un peu partout en Europe, en Amérique, et en Afrique, où il y a d’ailleurs des pays où on n’a même pas connu un début de recensement comme en Angola.
Je vous remercie
Abdoul Karim Diallo, Secrétaire Fédéral de l’UFDG

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