Élections législatives : le président de la CENI veut chercher à satisfaire une injonction de l’autorité (Mamadou Bano SOW) Vice président de la CENI.

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La date du 28 Décembre 2019 prévu techniquement par le président de la CENI  pour la tenue des législatives en Guinée  n’a pas été du gout de certains commissaires de la dite institution qui n’ont pas tardé d’afficher leur désapprobation. C’est le cas d’El hadj Mamadou Bano Sow que notre rédaction a rencontré. Pour lui, Me Amadou Salifou Kébé ne cherche qu’à satisfaire une injonction des autorités. 
« Cette date du 28 Décembre n’est pas tenable parce qu’elle n’est pas rationnelle ; elle n’est pas élaborée de manière à tenir compte de toutes les contraintes. Nous estimons que c’est une date qui a été demandée par les autorités et le président de la CENI a tenu à les satisfaire et ça nous fait une préoccupation. Parce que si le président de la CENI peut chercher à satisfaire une injonction de l’autorité, c’est préoccupant parce que ça veut dire si demain on l’enjoint de donner les résultats tels qu’elles (autorités ndlr) le souhaitent, il travaillera dans ce sens ». Dénonce ce représentant de l’UFDG.
« Je dis une fois de plus, on ne s’oppose pas on dénonce. Notre travaille, c’est d’attirer l’attention des acteurs du processus. Il ya deux manières de fixer la date des élections. La première variante c’est de dire je veux ça pour le 28 décembre et en ce moment, toutes les activités qui viennent doivent être calées avant  les périodes d’exécution conséquemment pour ne pas dépasser cela. La deuxième approche qui me semble la plus rationnelle, c’est d’examiner toutes les activités et de voir en fonction des contraintes la durée de chacune d’elle et puis à la fin vous vous rendez compte vous êtes à quelle date » Explique le vice président de la Commission Électorale Nationale Indépendante.
Poursuivant dans cet entretien, ce vice président de la Commission Électorale National Indépendante a fait savoir comment Me Amadou Salif Kébé a imposé cette date aux commissaires de la dite institution en disant quelle était tenable. Mais quant à lui, il signe et persiste que le 28 Décembre  2019 n’est pas du tout tenable.
« Nous avons déterminés le 24 Décembre et le président de la CENI n’étant pas satisfait nous a conviés a une rencontre pour nous dire je vais vous présenté mon chronogramme, moi j’ai travaillé toute la nuit pour vous présenter mon chronogramme. Il l’a fait, nous avons exprimé nos préoccupations, il nous a répondu ‘’ Je m’engage à relever le défis de pouvoir réaliser ce chronogramme’’. Nous en prenons acte mais nous avertissons quand même les acteurs du processus qu’à moins de bâcler les élections, nous estimons quelle n’est pas tenable. Pour nous, pour la fixation de la date du 28 ; nous estimons que c’est pour satisfaire ce que l’autorité a demandé » Insiste- il
Moussa Moïse Keita.

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