dialogue politique: « c’est une main tendue vide » dixit Bouya Konaté

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La nécessité d’un dialogue politique et social est plus que jamais d’actualité en Guinée. Même si le gouvernement exprime la volonté de négocier avec les acteurs concernés, plusieurs formations politiques notamment de l’opposition y voient un manque de cadre de confiance. 
 
L’Union pour la défense des intérêts républicains (UDIR) déclare avoir la volonté de participer à ce cadre de dialogue politique et social, mais trouve que cette main tendue  » est vide ». Pour Bouya Konaté, sa vocation est l’amélioration de conditions de vie et de travail des guinéens. « Comment voulez-vous qu’on améliore nos conditions de vie des travaillent d’existence sans qu’on ne se parle. Je traduit à fois la gouvernance au sens lunaire de certains militants de mon parti en les explicant que la Guinée c’est un bien commun. Notre papa est décédé. Et il nous a laissé un héritage qui s’appelle la Guinée. On décide par la loi de remettre au grand frère pour qu’il gère. Chaque cinq ans on le demande des comptes. S’il a bien géré notre argent, on le reconduit, s’il n’a pas bien géré on demande à remettre à un autre petit frère, ou à un autre grand frère qui pourra gérer la chose publique qui nous appartient tous. Comprenons la gouvernance dans ce sens-là. On ne obligé de dialoguer. On ne doit pas attendre l’Union Européenne pour nous dicter qu’on doit dialoguer. On doit parler entre nous » souhaite Bouya Konaté.
Le candidat malheureux à la dernière présidentielle ajoute ceci : « J’avais dit quand le président a mis en place un cadre de dialogue, j’ai dit que, c’est une main tendue vide. Parce que vous ne pouvez pas parler de dialogue sans déjà faire de consultation. Quelles sont les frustrations ? Qu’est ce qui ne va pas sur la scène politique ? Aujourd’hui le gouvernement a travers le ministre de la citoyenneté, le ministre des gardes des sceaux, le ministre de la décentralisation, ils devraient mettre une équipe en place peut-être chapoter par la primature et voir ces leaders politiques, ceux de la société civile, les ONG aujourd’hui qui travaillent avec les collectivités décentralisées savoir quels sont les problèmes. Il ne faut pas que ce soit un débat politico politicienne. Mais ça doit être une réconciliation, une discussion entre guinéenne dans toutes les emprises pour qu’on puisse brusquement avancer » a-t-il conclu.
Même si le premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana a invité les acteurs concernés à fournir la liste de leur représentants au cadre permanent de dialogue, certaines formations politiques de l’opposition extraparlementaire pourraient ne pas y prendre part.

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