Crise post-électorale: une délégation de l’UFDG aux cheveux des victimes

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La délégation la principale formation de l’opposition Guinéenne (UFDG) s’est rendue dans les différentes familles des victimes des violences post-électorales dans les quartiers de la périphérie de Conakry relevant de la commune urbaine de Dubreka et de Ratoma. Tout d’abord l’Union des forces démocratiques de Guinée a commencé dans la famille d’Abdoulaye Djibril Diallo à la Cimenterie l’une des victimes .

Devant les familles épeurée, la délégation a compati à la douleur avant que des témoignages ne soient faitent par la mère de la victime. « Le jeune n’a rien fait. Il n’est même pas né ici, c’est à cause de moi qu’il était là. Il est né en Sierra-Léone. Il faisait le lycée Solokouré ici. Les gens ne le connaissaient même pas dans ce quartier. Aujourd’hui, il est parti. Je suis triste, c’est dans mes mains qu’il a grandi », témoigne sa grand-mère.

Après cette première rencontre, direction dans quatre autres familles à Bailobaya dans la commune de Dubreka. Sur les lieux, on retrouve Elhadj Ibrahima, imam de Bailobayah-Centre. Là aussi, c’est la consternation, comme si l’acte s’est déroulé maintenant. Les plaies sont toujours ressenties. Dans le salon qui regroupe visiteurs et membres de familles de victimes, la tristesse se lisait sur tous le visage. Mais ce qui a plus touché, ce sont les dires de Mariama Bah, mère de Souleymane Bah, tué lors des violences post-électorales du 18 octobre 2020. « Je ne sais pas quoi dire. Ce jour-là, c’est moi qui ai réveillé mon enfant pour lui dire de se lever et prier. Ce qu’il a fait. Après, il a acheté le pain pour sa femme. C’est ainsi il a dit à sa femme qu’il part chercher du lafidi. Quelques temps après, on l’a appelé ; il nous a dit qu’il est au garage. Nous lui avons dit de revenir, ça a duré un peu. Et après, on l’a rappelé c’est quelqu’un d’autre qui a pris le téléphone pour nous dire que le propriétaire est là… Ensuite, on a insisté, après la nouvelle a été annoncée par les voisins », se souvient la mère du défunt.

Assise les larmes aux yeux, cette maman dit n’avoir pas cru que son fils est parti à jamais. Elle dit pardonner pour Dieu mais pas pour les bourreaux de son enfant. « Nous remercions la délégation, je pardonne pour Dieu, mais pas pour ceux qui ont tué mon enfant. C’est lui seul que j’avais comme enfant dans ma vie et il est parti. Je remercie le Créateur », a-t-elle ajouté.

Pour continuer le périple, la délégation s’est aussi rendue dans la famille du jeune Mamadou Lamara Diallo, un élève de la 6eme qui aussi pris une balle innocemment dans la tête dans le même quartier. Les membres de familles de cette autre victime ont préféré faire leur deuil au village. Sur place, ce sont les voisins qui ont été trouvés et qui ont salué l’initiative de l’UFDG.

Sur le motif de ce déplacement, l’ex-maire de Dubreka et membre de bureau fédéral de l’UFDG a déclaré que cette démarche est une manière de montrer aux parents des victimes que cette situation n’est pas pour eux seulement. « Nous sommes venus compatir, les consoler. L’UFDG est solidaire à ces victimes mais cela ne veut pas dire pour autant que nous allons baisser les bras », a affirmé Makiou Sall.

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