CRIEF: le cas Evelyne sera tranché par la Cour suprême

0
Le procureur spécial a apporté des précisions ce mardi 15 mars 2022 sur plusieurs dossiers pendants devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et financières (CRIEF). Parmi eux, figure le dossier de l’ancienne DAF au ministère du budget, dame Eveline Fola Mansaré (nourrice),
 
Malgré le fait que les voix se soient levées pour qu’elle soit libre afin de s’occuper de son enfant de six mois, Eveline Fola Mansaré continue à croupir en prison.  A en croire Aly Touré, ce n’est pas le parquet qui a mis cette nourrice en prison. « C’est la chambre de l’instruction qui a décidé de la placer sous mandat de dépôt au même titre qu’Ismaël Dioubaté. Ses avocats en compagnie des avocats d’Ismaël Dioubaté, ont dit qu’ils ne sont pas d’accord sur la décision qui a placé leur client sous mandat de dépôt. C’est leur droit. C’est pourquoi, il y a beaucoup de garanties procédurales qui sont offertes aux justiciables devant la CRIEF. Les avocats ont défini la décision devant la chambre de contrôle de la l’instruction qui est le second degré, de la chambre de l’instruction. Donc, il a une instruction de recours des décisions prises par la chambre de l’instruction. Cette chambre a programmé l’audience. Ce qui est tout à fait normal, mais il y a un problème. La chambre a pris une décision infirmant la décision plaçant les gens sous mandat de dépôt. Donc la chambre a dit que les gens devaient être libérés. Nous étions présent à cette audience du parquet. Nous avons dit que nous ne sommes pas d’accord. Parce qu’à l’entame de l’audience, nous avons signalé au président de la Chambre que sa composition est irrégulière. Malgré tout, elle a tenu à siéger», regrette le procureur.
 
Par ailleurs, Aly Touré rassure que le dossier de dame Évelyne Fola placée sous mandat de dépôt depuis quelques semaines, est pendant devant la  Cour suprême: « Ce n’est que cette instance qui pourra décider du sort de ce dossier devant la Cour suprême en pourvoi. Donc, ce n’est pas un refus ou que le parquet de la CRIEF à un caillou à la place du cœur. Non! Nous avons au sein de la CRIEF une dame qui est procure. Mais encore faudrait-il qu’on soit en conformité avec les règles. Il faut respecter la loi. Mais lorsque la décision ordonnant leur liberté a été prise en toute illégalité nous sommes quand même un parquet qui est chargé de rappeler l’existence de textes et d’exiger à ce que les textes soient respectés. Nous avons fait ce que la loi nous prescrit. Donc, la Cour suprême va décider quel va être le sort de cette affaire ».

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

error: Action non autorisée