Cour d’appel de Conakry: l’Affaire Fabou et Simakan contre koundouno et Ibrahima Diallo renvoyée à nouveau

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Poursuivis devant la cour d’appel de Conakry par les responsables du FNDC, l’ancien directeur central de la police judiciaire (DPJ) et à l’ancien commandant de la Brigade de Recherches et des Investigations (BRI) devaient répondre aux questions du juge en charge de cette affaire. Mais le dossier a été renvoyé le 11 avril 2022 pour cause l’absence de l’avocat général en charge du dossier
Après avoir appelé deux officiers de la police guinéenne à la barre, le parquet a pris la parole et a invité le juge audiencier Djeïla Barry de renvoyer le dossier à une quinzaine c’est-à-dire le 11 avril prochain. Cette  décision qui a été acceptée par le juge n’a pas été du goût de la partie civile. Pour Me pépé Antoine Lamah, ce procès ne fait que traîner devant cette cour. C’est pourquoi, il avait aimé que ce procès soit évacué afin de se retrouver devant le tribunal de première instance de Dixinn pour la suite de la procédure: «Le dossier est en train de tarder devant la cour d’appel inutilement, on aurait souhaité que cette affaire soit évacuée aujourd’hui, très malheureusement la cour a estimé que monsieur Dian Bora Diallo l’avocat général en charge du dossier n’était pas dans la salle. La cour a estimé que celui qui maîtrise parfaitement le dossier, et de fait,elle a renvoyé la cause au 11 avril 2022. Chose que nous déplorons. Car en procédure pénale, le ministère public se singularise par son indivisibilité en cas d’absence d’un de ces membres, un autre membre du ministère public doit prendre la relève et continuer comme si c’était la même personne. Mais nous respectons cette décision. Nous espérons qu’à la date du 11 avril, nous allons évacué cette affaire afin de se retrouver très prochainement devant le tribunal de première instance de Dixinn pour la suite de la procédure» a-t-il déclaré.
Par ailleurs, l’avocat de Fabou Camara et Mohamed Lamine Simakan lui pense que le renvoie de ce dossier a tout son sens en cas d’absence de l’avocat général en charge de ce dossier. « je pense que c’est le déroulement normal des procédures judiciaires. Le plus souvent nous sommes commandé par une lenteur qui ne dit pas son nom. Le ministère public normalement est indivisible. Ça veut dire que même en la l’absence d’un procureur, un autre peut valablement représenté le ministère public dans une procédure. Mais telle n’a pas été le cas. Malheureusement nous avons dû accepter une autre décision de renvoie à deux semaines pour permettre au parquet d’avoir un représentant qui puisse valablement représenté ce côté » a souligné Me Elhadj Fodé kaba Chérif.
Il faut rappeler que le parquet général avait récusé le premier président de la Cour d’appel de Conakry en charge de ce dossier pour n’avoir pas exécuté le mandats d’arrêt décerné contre les prévenus poursuivis pour des faits de violences volontaires, atteinte à la vie privée, violations de domicile, destruction de biens, notamment contre Sékou Koundouno et Ibrahima Diallo

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