Conakry: Les risques liés à la vente dans les embouteillages(reportage)

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En Guinée, plusieurs marchands ambulants qui prennent d’assaut les carrefours, entre les véhicules pendant les embouteillages courent d’énormes risques. S’ils écoulent rapidement leurs marchandises, mais ils sont souvent exposés à des dangers, notamment, des risques d’accidents de la circulation, d’enlèvements et de viols.
Ils sont nombreux ces jeunes qui se livrent au petit commerce pour satisfaire leurs besoins essentiels, sans l’aide des parents. Des jeunes dont l’âge varie entre 10 à 30 ans, qui pratiquent ce commerce appelé vente à la sauvette sur le long des principales artères et les places publiques. Ces jeunes, qui déambulent à travers les cinq communes de Conakry, vendent divers articles dont entre autres: des biscuits, la pomme, l’eau en sachet, le chocolat, les anti-moustiques, pour ne citer que ceux-là. Pour Halimatou Camara, si ce petit commerce à la sauvette généralement pratiqué par les enfants est pratiqué en Guinée, c’est l’Etat qui n’a pas suffisamment créé de l’emploi. C’est pour cette raison que les jeunes se livrent à ce genre de métier. « Nous n’avons pas de place au marché. C’est pourquoi nous venons nous asseoir ici aux bordures de route. Et dans la circulation, les clients nous disent souvent qu’ils ne peuvent pas descendre de leur véhicule. Donc nous sommes obligées de les vendre comme ça, afin de satisfaire nos besoins fondamentaux parce que nous sommes des mères de famille », a déclaré cette vendeuse à de pommes à madina.
Abordant dans le même sens, Oumou Hawa Bah dit être consciente du danger qui les guettent dans la circulation et aux alentours. « Nous sommes exposées à tous les risques. C’est très dangereux de vendre dans la circulation. Mais nous sommes obligées de faire comme pour pouvoir écouler nos marchandises très vite. Donc, on n’a pas le choix, c’est à l’Etat de nous aider à avoir de la place sur le marché. Sinon, nous n’avons pas de place au marché, nous sommes obligées de venir vendre ici parce qu’on doit travailler » a-t-elle lancé.
Ce pendant, Joseph Guillavogui conducteur de Taxi qui fait la navette entre Bambeto-Gbessia-Madina à Kaloum nous confie qu’il rencontre des difficultés avec les marchands ambulants dans la circulation. « Je ne suis pas content de nos marchands ambulants. Ce sont eux qui sont pour la plupart à la base des embouteillages. Malgré la clôture mise (à madina) pour qu’ils restent à l’intérieur du marché, ils sortent. Ils s’en fichent des véhicules. En cas d’accident, tu es obligé d’assumer les conséquences. Car pour eux, tu as fait exprès de les taper. Pourtant, ce sont eux qui ont causé le dégât. Cela, est inquiétant pour les chauffeurs pendant les embouteillages et dans la circulation » a-t-il dit.
Pour l’heure, circuler sur les principales artères de la capitale, devient infernal, et certains conducteurs d’engins roulants, ne savent plus à quel saint se vouer.

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