COMPTE RENDU AG-UFDG DU 06 AVRIL 2019.

l'Assemblée générale hebdomadaire du parti s'est tenue ce samedi 06 avril 2019 au siège de la Minière.

Le tout nouveau vice-président chargé des affaires politiques, honorable Aliou Condé, a présidé pour la première fois depuis sa nomination l’Assemblée générale hebdomadaire. Dès l’entame de son discours, il a informé les militants que le président du parti est allé prendre part au forum  »Ibrahim governance week-end », organisé par le milliardaire et philanthrope Soudanais Mo Ibrahim à Abidjan.
Il a condamné l’arrestation arbitraire de Faya Millimouno qui est illustratif selon lui de la mauvaise gouvernance, « nous condamnons cette attitude, ce comportement du gouvernement guinéen, parce que c’est une atteinte grave à la liberté d’expression et à la liberté de manifester, c’est ce qui est dans notre constitution ». Il a également dénoncé l’attitude du régime qui restreint la liberté de ses opposants tout en garantissant le libertinage à ses militants.
Dans la même lancée, il a dénoncé le refus du gouvernement de délivrer au MODEL son agrément, il estime par ailleurs qu’il est temps pour le peuple de se lever pour faire barrage à ces dérives dictatoriales érigées par le régime Condé depuis 2010.

Parlant de Kaporo-rails, il s’est dit outré par les propos du président Condé qui avait dit qu’il n y aurait pas d’état d’âme dans le déguerpissement des occupants de ce lieu. Sensibles aux souffrances des sinistrés, les militants et responsables de l’UFDG, avaient lancé un SOS qui a aboutit à la somme de 568.000.000 (dont 168.000.000 ont servi à évacuer la fille défigurée par la grenade lacrymogène, les 400.000.000 ont été donnés aux sinistrés). Encourageant les militants à continuer les contributions en vue d’assister l’ensemble des sinistrés sans distinction de parti politiques aucune.
Abordant la décision des députés du parti de siéger, il affirme, « une décision comme celle-là, n’entraîne jamais l’adhésion de tout le monde, on ne peut pas avoir l’unanimité face à ce type de question, mais il y a une majorité qui s’est dégagée, il faudrait que ceux qui ne partageaientt pas cette décision, considèrent que c’est une décision du parti et qu’ils la défendront comme s’ils étaient d’accord hier »
Dans la même optique, il dit, « c’est cette solidarité, cette entente et ce respect de nos institutions qui fera de nous un grand parti et qui fera que demain lorsque nous atteindrons Sekhoutoureya que nous puissions gouverner ce pays en mettant tous les fils de ce pays ensemble pour leur développement et leur épanouissement ».

Il affirme que la présence des députés est pleinement justifiée, car le régime envisage la modification du code électoral concernant les quartiers et districts qui prévoyait clairement que les résultats sortis des urnes devraient être conditionnés par quartier pour donner le résultat des communes.
C’est pour changer les modalités d’installation des conseils de quartier que le régime envisage de changer l’actuel code électoral, ce qui ne passera pas selon honorable Aliou Condé.
Il abordera aussi le projet d’activité  »mois de reconnaissance du Fouta-Djalon au président Condé », initié par certains caciques du régime en Haute-Guinée, d’un ton interrogateur, il dénonce, « après avoir massacré beaucoup de nos jeunes et après avoir détruit la plupart des maisons de leurs parents , comment on peut remercier le professeur Alpha Condé ? ». Il préconise ceci, « il s’agit pas d’utiliser la violence, mais il faudrait que chacun explique à son voisin que cela n’est pas faisable, nous sommes dans un deuil, nous ne pouvons pas magnifier celui qui est à la base de ce deuil ».

Il n’a pas omis de parler du débat sur la révision constitutionnelle, il estime que l’actuelle constitution est intangible grâce à des verrous dûment inscrits par le CNT, ceci pour garantir une république basée sur une alternance démocratique. Il estime que seul un coup d’État militaire peut permettre de changer la constitution actuelle au profit d’une autre.

Il assure que la riposte contre une telle velléité est déjà en gestation, « pour cela, des fils et des filles de ce pays se sont retrouvés il y a deux jours pour créer le Front National de défense de la constitution (FNDC), cette affaire n’est pas uniquement l’affaire de l’UFDG, ce n’est pas uniquement l’affaire de la société civile, ce n’est pas uniquement l’affaire des syndicats et ce n’est pas uniquement l’affaire des journalistes (…), si on le fait tous ensemble nous pouvons réussir ». Il rappelle que cette plateforme dont le slogan est  »non au 3ème mandat », entend se dresser contre toute forme de tripatouillage constitutionnel.

Après une organisation minutieuse, le FNDC entamera des actions concrètes pour barrer la route à ce projet maléfique, assure-t-il. Il exhorte toutefois, l’ensemble des militants à resserrer les rangs derrière le FNDC en sensibilisant leurs concitoyens sur le bien-fondé de sa démarche.
Le vice-président chargé des affaires politiques et secrétaire général du parti, a clairement dit que le slogan qui dit qu’il faut laisser Alpha Condé finir son travail est sans fondement, car il n’existe pas d’homme providentiel, l’alternance (seul critère de développement) s’impose donc.

Se résumant, il dit, « le débat va avoir lieu sous deux formes, la première forme, c’est sur le plan des principes et de la loi, laissez nous occuper de ça à l’Assemblée, le deuxième volet, c’est celui de la population dans les rues pour leur montrer que nous ne sommes pas d’accord et que nous ne sommes pas des étrangers en république de Guinée et que ça suffit (…), ce ne sont toujours pas les mêmes qui doivent être au pouvoir ».

Maka N’denda

Les commentaires sont fermés, mais trackbacks Et les pingbacks sont ouverts.

error: Action non autorisée