Affaire de déguerpissement à Dar es salam : Le chef de quartier crie à la menace.

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C’est l’annonce faite ce mardi 21 mai par  Charles Damba, il affirme être menacé par sa propre population. Il demande protection auprès de l’État. 
Des habitants de la zone qui sera bientôt déguerpie, mecontent l’accuse de complicité avec le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire dans cette opération. Certains vont jusqu’à dire qu’il a perçu la moitié de la somme proposée pour le dédommagement des habitants de la décharge. Faux se défend le  premier responsable de ce quartier. il dit qu’il n’a joué aucun rôle dans cette opération et n’a fait que transmettre le message du département de la ville à ses concitoyens.
« Je représente l’administration au niveau du quartier, si l’administration décide quelque chose, qu’on m’informe de venir informer la population. Qu’est ce que je dois faire ? Mais c’est d’informer la population. Le lendemain j’ai convoqué les chefs de secteurs et les imams(…) le vendredi 03 mai, on a profité du sermon de l’imam à la mosquée pour informer tout le monde » explique t-il
Mais depuis ce jour, ce premier responsable du quartier Dar Es Salam ne dort pas sur son oreiller. Il reçoit des menaces de la part d’une partie de sa population. Frustrée, cette dernière lui promet au cas où les maisons seront détruites, elle n’hésitera pas aussi à casser celle du chef de quartier qui n’est pas dans le secteur concerné par le déguerpissement annoncé.
« Les gens mal intentionnés disent que c’est le chef de quartier qui a décidé qu’on nous déguerpisse. Lui déjà il a reçu de l’argent. L’argent qui est venu, il a pris la moitié et il veut sacrifier nos maisons. Donc, chaque jour, des réunions se tiennent au niveau du secteur 14 (secteur concerné par le déguerpissement ndlr) contre moi. Et moi je crains pour ma vie, avec cette insécurité qui est là » s’inquiete t-il.
« Je me suis plaint au maire, mais est ce qu’il pourra résoudre mon problème ? Je vais voir le gouverneur aussi. J’ai appelé le colonel Balla Samoura, je l’ai appelé et l’informé de la situation pour qu’on me sécurise. Si ma bouche est dedans parce que je suis le premier représentant du quartier sinon ce n’est pas mon affaire. Je suis là il ya de cela 50 ans et je n’ai jamais décidé de faire tomber la maison de quelqu’un », Précise ce responsable du quartier visiblement très soucieux de son cas
Il faut que ma population sache que cette action est de l’État, elle n’est pas de moi a conclut Charles Damba.
Moussa Moïse Keita

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